Atelier de direction d’acteurs

4 heures par semaine, d'octobre à juin

Cet atelier rassemble les élèves comédiens et les stagiaires-réalisateurs. Il est à la fois un atelier de formation du jeu de l’acteur devant la caméra et un atelier de direction du comédien pour les réalisateurs. Il s’agit pour un réalisateur de diriger un acteur en tenant compte de la spécificité du jeu devant la caméra tout en répondant aux paramètres de son scénario.

Trois méthodes de direction d’acteurs se côtoient dans le cinéma, les deux premières sont prédominantes :

Une méthode directive qui consiste à montrer et à diriger l’acteur pour qu’il exécute parfaitement la vision du réalisateur, au niveau de ses déplacements, de son jeu, lorsque celui-ci découpe sa séquence en plusieurs plans ; ce qui se matérialise encore plus dans un plan-séquence en mouvement, où tous les déplacements sont prévus et réglés au millimètre pour que la caméra accompagne l’acteur.

Une méthode moins directive où l’on demande à l’acteur d’imaginer le jeu pour profiter ainsi de ce qu’il propose, tout en rectifiant certains points pour qu’il réponde aux nécessités techniques du tournage et au regard du réalisateur. C’est un échange qui demande plus de répétitions d’ajustement du jeu, mais qui se révèle beaucoup plus riche tant pour le metteur en scène que pour l’acteur.

Une méthode créative pour le réalisateur qui consiste pendant la préparation d’un film de demander aux acteurs d’improviser les scènes avec le scénario.  Il pourra concevoir son découpage à partir de leurs propositions, tout en rectifiant le jeu suivant sa vision. On peut aussi imaginer un plan-séquence en caméra portée libre, accompagnant l’acteur qui improvise.

Le réalisateur a donc la nécessité de faire des choix et même d’inventer une méthode pour aider le comédien à travailler avec le scénario, à comprendre les situations, à construire un personnage. Il doit aussi intégrer toutes les contraintes techniques du plateau de tournage, tout en maîtrisant le jeu de l’acteur, et contrôler son scénario. Le réalisateur doit aussi analyser et mesurer l’écart qui existe entre l’expressivité du comédien et ce que l’on voit à l’écran, tout en connaissant les variations de cette expressivité suivant l’échelle des plans et les focales des objectifs. Il doit donc apprendre à rectifier ce dosage de jeu. Il doit aussi comprendre le fonctionnement psychique de ses acteurs, pour obtenir le résultat qui lui convient, et adapter sa demande en fonction du degré d’expérience de l’acteur, de l’enseignement qu’il a suivi, et de sa personnalité.

Exercices pratiques

– Comment faire bouger un acteur dans un cadre (et surtout dans un gros plan) ? – Travailler sur la profondeur de champ avec un premier plan d’accroche.
– Expérimenter les différentes focales suivant la grosseur du plan et du jeu de l’acteur.
– Travailler sur le hors champ.
– Diriger l’acteur et l’entrainer à vivre des états émotionnels, à agir sur un plateau. Il doit proposer des actions motivées par un objectif.
– Contrôler le champ et le contre champ d’un dialogue.
– Maîtriser l’expressivité des émotions, de la gestuelle et des déplacements suivant la focale et l’échelle de plans.
– Travailler avec le texte : faire le sous-texte d’une scène, la segmentation, définir la situation, les objectifs du personnage.

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